12.04.2006
La jeunesse doit être soutenue par tous les moyens
Le 04 avril dernier, l'ADDEC a enfin reçu la très modique somme de 80.000 FCFA (120 euros) récoltée par les membres du Cercle Félix Moumié auprès de celles et ceux qui avaient répondu présent lors de la journée de solidarité avec la jeunesse camerounaise, qui s'était tenue à Bruxelles le 11 février dernier.
La jeunesse camerounaise, qui n'est pas qu'étudiante (en effet, quel pourcentage arrive encore jusqu'à ce niveau?), exprime cependant, à travers la crise estudiantine qui couve depuis plus d'un an maintenant, son mal être général et son désespoir total dans les conditions d'études, de vie et de travail imposées par un régime en fin de règne et ses comparses.
Dans ce contexte, participer aux frais de déplacement ou de téléphone des responsables de l'ADDEC est très insignifiant et quasi ridicule en regard de l'immensité des moyens nécessaires pour que la jeunesse camerounaise s'organise, à l'instar de la jeunesse française tout récemment face à une loi scélérate, pour défendre son avenir.
C'est pourquoi le Cercle Félix Moumié ne tire aucune gloire à envoyer moins de 100.000 FCFA à ce groupe d'étudiants engagés, responsables et déterminés à défendre leur avenir jusqu'au bout.
Mais en même temps, si le Cercle publie ce reçu, c'est pour bien indiquer tant à ceux qui n'ont pas voulu donner qu'à ceux qui ont donné, que non seulement l'opération a été réalisée, mais aussi que nous constations tous, nous mêmes, le ridicule de notre désintéressement de la cause de ces petits frères esseulés face à un ogre de pouvoir assoiffé de répression.
Oui, compatriotes et amis du Cameroun, la jeunesse camerounaise a besoin d'espérer en l'avenir dans son propre pays, elle a besoin de se créer des espaces et des garanties pour un mieux vivre demain et aujourd'hui.
C'est à nous tous de l'y aider, car seule, dans un rapport de force si inégal, elle ne s'en sortira pas.
Rappelons nous que quand les étudiants et les lycéens, en France, ont commencé à braver démocratiquement le pouvoir, ils semblaient seuls, jusqu'é ce que les syndicats, les associations de parents, et même des recteurs d'université les rejoignent.
Oui, chers parents, chers grands frères, chers travailleurs, lutter aux côtés de la jeunesse camerounaise, soutenir par exemple l'ADDEC, ou la SCYL (Southern Cameroon Youth League) dont des membres ont été récemment arrêtés lors d'une manifestation pacifique à Mamfé, c'est aussi soulager notre propre fardeau, car cette jeunesse, c'est nous qui nous en occupons, c'est notre jeunesse.
A l'ADDEC, le Cercle Félix Moumié adresse encore ses encouragements, et l'assure de tout son soutien dans la noble lutte qu'elle mène pour le bien être des étudiants.
Le Cercle Félix Moumié s'indigne de la manière dont les dirigeants de l'ADDEC sont traités par l'administration camerounaise, et ré-itère sa demande au présdient de la république, de laisser tranquilles ces étudiants qui, de par leur pacifisme néanmoins tenace et déterminé, donnent à son régime des leçons de démocratie.
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