12.02.2006
SOUTENEZ LA JEUNESSE ET LES ETUDIANTS CAMEROUNAIS
Prenez connaissance de la situation de la jeunesse camerounaise dans le fichier suivant :
cfm_situation_jeunesse_camer.2.pdf
Alors, pour soutenir cette jeunesse qui misère sur place et à qui le régime de Paul Biya ne donne qu'un seul choix : fuir ou subir,
Rejoignez la liste de ceux qui ont signé cette "pétition-lettre ouverte" :
Signez la pétition sur Internet : Non à l'alternative : Fuir ou Subir !
Soutenons la jeunesse camerounaise dans tous ses combats!
Marquez votre adhésion à cette lettre ouverte en signant cette pétition :
http://www.petitionspot.com/petitions/non_à_fuir_ou_subi...
Merci pour la jeunesse camerounaise,
Merci pour les étudiants,
Merci pour l'Addec.
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Lettre ouverte du Cercle Félix Moumié au président de la république du Cameroun
Cercle Félix Moumié
Email : cerclemoumie@yahoo.fr
Bruxelles, le 10 février 2006
A monsieur Paul Biya
Président de la République du Cameroun
Aux bons soins de Mme Isabelle Bassong
Ambassadeur de la République du Cameroun
Auprès du Benelux
Monsieur le président de la République,
A l’occasion du 11 février 2006, fête de la jeunesse au Cameroun, nous nous sommes permis de vous interpeller sur l’avenir de cette jeunesse. Une jeunesse à laquelle les conditions de vie entretenues par votre régime n’imposent qu’un seul choix : Fuir ou Subir.
Quand ils peuvent sortir,
Fuir, car cette jeunesse ne trouve sur place aucune réponse à ses projets d’avenir, les initiatives privées étant entravées par une corruption que vous dénoncez à chacun de vos messages de Nouvel An mais qui ne reste pas moins chronique et phénoménale ;
Fuir, car malgré les diplômes, le marché de l’emploi, désert et instable, n’offre aucune possibilité d’exercer les connaissances durement acquises ; par exemple, combien de licenciés et de maîtrisards ne sont-ils pas vendeurs ambulants dans les marchés, ou chauffeurs de mototaxis ?
Fuir, malgré les incroyables péripéties que cette fuite leur fait vivre, comme en témoigne tout récemment encore les balles des policiers espagnols sur les barbelés de Ceuta et de Melilla ;
Ou alors, quand ils restent cloués sur place,
Subir, comme ces étudiants qui subissent les assauts répétés de votre police parce qu’ils expriment le désir d’améliorer leurs conditions d’étude ; souvenez vous des événements dans les universités de Buéa, Douala, Yaoundé, Dschang, et des étudiants tués ;
Subir, comme les jeunes paysans et éleveurs de volaille subissent les retombées d’une mauvaise politique agricole et commerciale, qui par exemple, leur impose de consommer des poulets congelés importés, impropres à la consommation, alors que leur propre exploitation est en faillite suite aux mauvaises décisions de vos ministres d’autoriser l’importation des déchets des autres ;
Subir, comme cette jeunesse féminine dont les conditions de vie n’imposent parfois d’autre choix que de se vendre, physiquement et moralement, s’exposant ainsi aux pires dangers tels que le SIDA ;
Monsieur le président, cette jeunesse à laquelle vous avez encore servi un discours d’espoir, n’exprime plus aucun espoir pour son avenir dans la situation actuelle du pays que vous dirigez.
C’est pourquoi, Nous, la diaspora progressiste camerounaise de Belgique, et tous les signataires (individus et organisations) de cette lettre, Vous appelons :
• A libérer la jeunesse camerounaise du carcan de la corruption,
• A libérer la jeunesse camerounaise du recul de l’aphabétisation et du recul scolaire,
• A libérer les énergies créatrices de la jeunesse camerounaise,
• A libérer le droit aux jeunes de s’exprimer comme dans toute démocratie ;
• A libérer votre police de la mission de réprimer sans cesse la jeunesse camerounaise.
Et, plus particulièrement pour les étudiants,
Nous vous appelons à libérer de toute poursuite judiciaire, les étudiants actuellement en procès et qui ne font qu’exprimer leur besoin de bonnes conditions de formation, afin de se préparer un avenir ou le choix ne se limitera plus à : fuir ou subir. ;
Nous vous appelons à satisfaire sans délais à toutes leurs revendications, qui ne sont que légitimes, et notamment à supprimer les frais d’inscription, à améliorer les conditions matérielles de leur travail, et à leur garantir le droit à l’expression démocratique de leurs revendications, par la grève, la manifestation ou la pétition.
Monsieur le président, libérez la jeunesse camerounaise du dilemme : fuir ou subir !
En attendant que, selon votre pouvoir, vous ordonniez de libérer de toute poursuite judiciaire les étudiants actuellement inquiétés par la justice,
veuillez agréer, Monsieur le président, nos salutations distinguées.
Pour le Cercle Félix Moumié,
Dr. NDJOUMI
Dr. ESSOH
17:17 Publié dans Lettres ouvertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

